
Renouveler son hypothèque juste avant de vendre, une erreur qui coûte cher
Marc et Julie ont signé leur renouvellement hypothécaire en janvier. Cinq mois plus tard, ils ont décidé de vendre leur maison pour s'acheter quelque chose de plus grand. Ce qu'ils n'avaient pas calculé, c'est combien cela allait leur coûter.
Tout semblait parfait
Tout semblait parfait
Quand la lettre de renouvellement est arrivée par la poste, Marc et Julie ont fait ce que font la plupart des propriétaires : ils ont lu le taux proposé, trouvé qu'il semblait raisonnable, et signé. Pas de question, pas d'appel à un courtier. L'hypothèque était renouvelée pour cinq ans. Affaire classée.
Quelques mois plus tard, leur famille s'est agrandie. La maison, qui semblait bien adaptée au moment de l'achat, est devenue trop petite trop vite. La décision de vendre s'est imposée naturellement.
C'est là que les choses se sont compliquées.
La facture que personne n'anticipait
Pour vendre leur propriété et rembourser leur hypothèque actuelle avant l'échéance, Marc et Julie devaient payer une pénalité à leur institution financière. Puisqu'ils avaient opté pour un taux fixe avec une grande banque, la pénalité était calculée selon le différentiel de taux, pas simplement trois mois d'intérêts.
Le montant ? Près de 9 000 dollars.
Neuf mille dollars perdus, non pas parce qu'ils avaient fait un mauvais choix de taux, mais parce que personne ne leur avait posé la bonne question avant de signer : est-ce que vous envisagez de vendre dans les prochaines années ?
Le problème, c'est la question qu'on ne pose pas
Au moment du renouvellement, la conversation tourne presque toujours autour du taux. Fixe ou variable ? Pour combien d'années ? Quel paiement mensuel ?
Ce qu'on oublie de demander, c'est ce qui s'en vient dans la vie du propriétaire.
Un renouvellement hypothécaire, ce n'est pas qu'une décision financière sur papier. C'est une décision qui doit tenir compte de votre horizon réel : combien de temps avez-vous vraiment l'intention de rester dans cette propriété ? Y a-t-il un projet de déménagement, de vente, de changement de vie dans le portrait ?
Si Marc et Julie avaient eu cette conversation avec un courtier Planiprêt avant de signer, les options auraient été très différentes.
Ce qu'un courtier aurait analysé
Face à leur situation, un courtier aurait pu explorer plusieurs pistes :
- Un terme plus court, comme un ou deux ans, pour réduire l'exposition aux pénalités si une vente survenait
- Un produit avec clause de portabilité, permettant de transférer l'hypothèque sur la nouvelle propriété sans pénalité
- Un produit variable plutôt que fixe, dont la pénalité est généralement limitée à trois mois d'intérêts, peu importe le moment de la vente
- Une analyse du coût réel des différents scénarios, incluant les pénalités potentielles
Il n'y a pas de réponse universelle. Mais il y a une démarche. Et cette démarche commence par comprendre votre situation avant de regarder les taux.
La portabilité : un outil souvent mal compris
Certains contrats hypothécaires incluent une clause de portabilité, qui permet de transférer le prêt existant vers une nouvelle propriété sans briser le terme en cours. C'est une protection précieuse pour quiconque envisage de vendre et de racheter.
Mais attention : la portabilité a ses limites. Elle n'est possible que si la vente et l'achat se font dans des délais compatibles avec les exigences du prêteur, généralement de 30 à 90 jours. Et elle n'élimine pas toujours complètement les frais, surtout si le montant hypothécaire change.
C'est le genre de détail qu'un courtier vérifie avant de recommander un produit, pas après.
Et Marc et Julie, qu'ont-ils fait ?
Ils ont vendu leur maison, payé la pénalité, et acheté la propriété dont ils avaient besoin. Dans les circonstances, c'était la bonne décision.
Mais Marc est resté avec une question en tête : « Si j'avais appelé un courtier avant de renouveler, est-ce qu'on aurait pu éviter ces 9 000 dollars ? » La réponse honnête, c'est que oui, probablement.
Aujourd'hui, quand son hypothèque approche de l'échéance, il appelle Planiprêt quatre à six mois à l'avance. Pas parce qu'il a appris une leçon difficile. Parce qu'il a compris que le bon moment pour réfléchir à son hypothèque, ce n'est pas le jour où la lettre arrive.
Votre renouvellement approche et vous avez des projets dans les prochaines années ? Parlez avec nous avant de signer quoi que ce soit. Quelques minutes de conversation aujourd'hui peuvent vous éviter de grosses surprises demain.

