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Olivier Tremblay, CPA, CA

Olivier Tremblay, CPA, CA

Courtier hypothécaire

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otremblay@planipret.com
(514) 512-8630

Séparation et hypothèque, ce que personne ne vous explique quand ça arrive

Quand Béatrice et Loïc ont décidé de se séparer après douze ans ensemble, leur premier réflexe n'a pas été d'appeler un avocat. Ni un courtier. Ils ont pensé que ça se réglerait d'une façon ou d'une autre. Six mois plus tard, ils réalisaient que l'hypothèque était devenue le noeud de tout le reste.
 
Une maison achetée ensemble, une séparation non planifiée
Béatrice et Loïc avaient acheté leur maison sept ans plus tôt. Deux salaires, une belle mise de fonds, un projet commun. L'hypothèque avait été contractée à deux noms, comme c'est généralement le cas pour les couples.

Quand leur relation a pris fin, la maison est restée. Avec elle : le solde hypothécaire, la question de la valeur nette accumulée, les obligations légales envers le prêteur, et une question que ni l'un ni l'autre ne savait vraiment comment poser : qui peut rester, qui doit partir, et comment on règle tout ça ?

Ce que peu de gens savent, c'est que la séparation ne met pas automatiquement fin à une hypothèque. Les deux noms restent sur le contrat jusqu'à ce qu'une transaction soit complétée. Et ça, ça a des conséquences très concrètes.

Les trois scénarios possibles
Quand un couple se sépare et qu'une propriété est en jeu, trois chemins s'ouvrent généralement. Chacun a ses exigences, ses délais et ses implications financières.

1. Un des deux partenaires rachète la part de l'autre
C'est la solution la plus fréquente quand l'un des deux souhaite garder la maison, souvent pour la stabilité des enfants ou pour des raisons émotives. Mais racheter une part n'est pas aussi simple que de signer un document entre les deux parties.

Pour que le prêteur libère le co-emprunteur qui quitte, le partenaire qui reste doit se qualifier seul pour l'hypothèque. Revenu, ratio d'endettement, dossier de crédit : tout est réévalué comme si c'était une nouvelle demande. Si la qualification n'est pas possible seul, le rachat ne peut pas se faire, peu importe ce que les deux parties ont décidé entre elles.

La valeur à racheter est calculée sur la valeur marchande actuelle de la propriété, moins le solde hypothécaire restant. C'est la valeur nette qui est partagée, pas le prix d'achat original.

2. La propriété est vendue et le produit est partagé
Si ni l'un ni l'autre ne peut ou ne veut garder la maison, la vente est l'option naturelle. Une fois l'hypothèque remboursée et les frais de transaction couverts, le résidu est divisé selon l'entente entre les parties ou selon ce qu'un tribunal détermine.

Attention : si l'hypothèque est à terme fixe et que la vente survient avant l'échéance, des pénalités de bris de terme s'appliquent. Ces pénalités viennent directement réduire ce qu'il reste à partager. Votre courtier peut calculer ce montant à l'avance pour éviter les surprises.

3. Les deux noms restent sur l'hypothèque, temporairement
Dans certains cas, les deux partenaires choisissent de maintenir la propriété conjointement pendant un certain temps : pour permettre aux enfants de terminer l'année scolaire, pour attendre un marché plus favorable, ou simplement parce qu'aucune décision n'a encore été prise.

C'est une solution qui peut fonctionner à court terme, à condition que les deux parties s'entendent clairement sur qui paie quoi. Mais tant que les deux noms restent sur l'hypothèque, les deux personnes demeurent pleinement responsables de la dette aux yeux du prêteur. Un retard de paiement de l'un affecte le dossier de crédit des deux.

Le rôle du courtier dans tout ça
Un courtier hypothécaire n'est pas un médiateur familial, ni un avocat. Mais son rôle dans une séparation est souvent sous-estimé.

C'est lui qui peut :
  • Calculer la valeur nette réelle de la propriété et expliquer comment elle se partage
  • Évaluer si le partenaire qui souhaite garder la maison peut se qualifier seul, et avec quelles conditions
  • Estimer les pénalités de bris de terme en cas de vente avant l'échéance
  • Proposer des solutions de financement pour le rachat de part, incluant le refinancement
  • Coordonner avec le notaire pour s'assurer que la transaction est structurée correctement
Ce n'est pas une démarche émotive. C'est une démarche financière et légale qui demande de la précision. Et mieux vaut la commencer tôt, avant que les positions se cristallisent et que les délais créent de la pression.

Ce que Béatrice et Loïc ont appris
Loïc voulait garder la maison. Mais quand son courtier Planiprêt a fait les calculs, la réalité était claire : avec un seul revenu et le solde hypothécaire existant, il ne pouvait pas se qualifier seul au moment de la séparation.

Ils ont opté pour une autre avenue : maintenir la copropriété pendant dix-huit mois, le temps que Loïc consolide son dossier financier. Pendant cette période, une entente écrite précisait qui payait l'hypothèque, les taxes et l'entretien.

Dix-huit mois plus tard, Loïc s'est qualifié seul. Béatrice a reçu sa part de la valeur nette. La transaction s'est faite chez le notaire, dans l'ordre.

Ce qui leur a évité beaucoup de frictions, c'est d'avoir eu une conversation honnête avec un courtier très tôt dans le processus. Avant que les émotions ne dictent les décisions financières.

Une réalité peu abordée, mais très fréquente
Les séparations surviennent dans toutes les situations de vie. Et dans une très grande proportion des cas, une propriété est impliquée. Ce n'est pas un sujet facile à aborder, mais c'est un sujet qui mérite d'être compris avant d'être vécu.

Savoir à l'avance ce que la loi prévoit, ce que le prêteur exige et ce que les options de financement permettent, c'est ce qui transforme une situation difficile en décision gérable.
 
Vous traversez une séparation et une propriété est en jeu ? Parlez avec nous en toute confidentialité. On fait les calculs avec vous et on vous présente les options clairement, sans jugement.

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LES TAUX DU

8 juin 2026

TERMES BANQUES PLANIPRET
1 an fixe 6.89% 4.84%
2 ans fixe 6.34% 4.24%
3 ans fixe 6.19% 4.04%
3 ans variable fermé 5.95% 4.45%
4 ans fixe 6.24% 4.09%
5 ans fixe 6.29% 4.09%
Variable 5 ans 5.40% 3.55%
Refinancement fixe ou variable 7.65% 3.80%
7 ans fixe 6.69% 4.44%
10 ans fixe 7.14% 5.04%
Marge crédit 5.45% 4.95%

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